) Raphaël Badin, Renaud Bernard, Philippe Bourlitio et Karine Chevalet.
) La présentation dans l'encadré de la controverse Lippmann / Dewey doit beaucoup à l'introduction écrite par Joëlle Zask sous le titre « La politique comme expérimentation » pour sa traduction du livre « Le public et ses problèmes » de John Dewey (Editions Leo Scheer / Farrago, 2003). Voir également le résumé fourni dans l'article "Walter Lippmann and John Dewey debate the role of citizens in democracy" de Daniel Schugurensky, ainsi que l'article de Pat Aufderheide et Noëlle McAfee, What's Public about Public Media?
) Dans un article récent où il cherche à juste titre à montrer que la démocratie participative n'est pas une mode récente, Yves Sintomer en fait remonter l'idée aux années 1960 aux Etats-Unis. Si c'est bien à cette époque que le terme « participatory democracy » se diffusa largement, il s'agissait d'une seconde naissance après celle de l'entre deux-guerres. Voir Yves Sintomer, « Tordre le cou aux contrevérités », Le Monde daté du 16 février 2007.
) Et d'une façon différente également dans les totalitarismes auxquels elles s'opposaient.
) Le Public et ses problèmes, p. 198-199, op. cit. Dewey parle de « la masse » pour désigner le public dans son ensemble, mais ce terme a aujourd'hui des connotations différentes.
) Des décisions qui visaient à réagir à cette situation en créant des institutions politiques plus proches des citoyens comme les conseils de quartier ou plus adaptées à la conduite pratique des politiques (communautés urbaines ou de communes, pays) ont malheureusement aggravé la dispersion ou la confusion par empilement des niveaux, sans simplification parallèle.
) Internet fournit aujourd'hui des moyens importants de collecte et de production coopérative de connaissances dans certains domaines.
) Ce n'est pas par hasard que le français utilise un mot lié à l'expression orale pour désigner le vote.
) John Dewey, op. cit., p. 198.
) Il existe dans les échanges médiatisés des pressions à réagir rapidement. Sur internet comme ailleurs, il y a besoin d'outils et de procédures pour compenser ces pressions en s'assurant de donner une visibilité suffisante aux réactions plus tardives, plus réfléchies, moins impulsives ou simplement laborieuses mais potentiellement porteuses de points de vue importants ou singuliers. Si de tels outils et procédures sont en place, le fait que l'élaboration d'une contribution s'effectue de façon asynchrone équilibre en partie les capacités d'expression. C'est une autre dimension de la complémentarité entre échanges médiatisés et échanges face à face : ce qui est perdu en renonçant au partage d'un temps et d'un espace commun (si précieux dans l'échange face à face) ouvre d'autres possibles.
) On verra plus loin que des risques de biais d'autant plus dangereux qu'ils sont cachés derrière une méthodologie technique se manifestent dans la sélection des participants à certaines opérations de type conférences ou panels de citoyens, en particulier quand celles-ci sont réalisées avec des moyens réduits.
) On restera très prudent sur la définition des seuils constituant une « fraction significative ». 3 à 4% de participants actifs dans un espace politique donné doit être considéré comme une fraction significative, en comparaison à la proportion de personnes mobilisées en temps normal dans la délibération collective.
) Les outils de participation du public à la concertation, publiée par Décentralisation et initiatives locales à l'occasion des Premières assises nationales « Concertation & Débat Public », octobre 2003. On notera dans ce document la présence massive de publicités de sponsors industriels dont les activités sont justement objet de débats publics, ce qui montre que beaucoup de chemin reste à faire en matière de déontologie des médias utilisés pour la réflexion sur la démocratie.
) Par exemple le Guide du débat citoyen, La documentation française, 2005 et Marie-Hélène Bacquié, Henry Rey et Yves Sintomer, Gestion de proximité et démocratie participative : une perspective comparative, La découverte, collection Recherches, 2005.
) Dominique Bourg et Daniel Boy, Conférences de citoyens, mode d'emploi, Editions Charles Léopold Mayer, 2005.
) Voir les analyses du café pédagogique.
) On ne confondra pas cette maturité minimale qui permet d'identifier les points de vue méritant d'être considérés dans la délibération avec la maturité bien plus poussée qui est nécessaire pour que chacun puisse débattre d'une question. Dans le premier cas il s'agit de visibilité dans l'espace public pour des experts qui recherchent à identifier les points de vue, dans l'autre, il s'agit de la plus ou moins grande diffusion de la compréhension des enjeux dans l'ensemble d'une société.
) pour les opérations Cafés du vivant, Cafés Cités, Nano-débats et NanoViv. Cf: http://www.vivagora.org
) http://gplv3.fsf.org/comments
) http://www.plosone.org
) Des exemples récents, notamment pendant des débats sur des projets d'infrastructure ou de grands travaux, ont malheureusement montré que l'énoncé de cette condition est loin d'être inutile.
) Dans l'émission « Le bien commun » d'Antoine Garapon, France Culture, 22 mai 2004.
) Cependant, ce n'est pas automatique. Dans les débats d'établissement du grand débat sur l'école, des débats dans des établissements accueillant des populations privilégiées ont pu, lorsqu'ils s'en sont donné le temps et les moyens d'animation, remonter du petit bout de la lorgnette (maintenez l'option japonais pour nos chers petits) aux défis généraux des inégalités sociales. On notera aussi que dans le cas des équipements, il est fréquent que le point de vue local, même motivé égoïstement, génère des débats d'opportunité qui ne sont pas sans utilité.
) Pour un historique et une analyse plus détaillée, on se reportera au cahier zéro des Cahiers méthodologiques édités par la CNDP en 2003.
) Cette disposition atteint ses limites dans l'espace qui entoure le débat : les maîtres d'ouvrage ou groupes d'intérêt consacrent fréquemment des sommes représentant 10 fois le budget d'organisation du débat public à la préparation et la mise en oeuvre de leur communication.
) La relation à l'instruction technique des projets fait un peu plus débat : la méthodologie fait de la procédure interne administrative d'évaluation d'utilité une sorte de centre de gravité, mais si elle accepte que ses conclusions puissent être remises en cause dans le débat, ou que la nature des processus liés puisse être source d'opposition. En pratique une tendance au pluralisme des évaluations se développe, ce qui reflète l'évolution générale de l'espace public, et la technicisation progressive de l'expertise sociétale.
) Débats sur la gestion des déchets radioactifs et sur la politique des transports dans la vallée du Rhône et l'arc languedocien.
) Le site internet de communication lui-même n'a reçu qu'une faible fréquentation : 16000 visites en 4 mois, ce qui témoigne d'une marginalisation de cet outil dans la communication du débat.
) Contrairement à l'atelier citoyen qui a été intégré au processus d'ensemble par la production d'un cahier d'acteur issue de cet atelier.
) http://www.debatpublic-transports-vral.org/docs/pdf/mesures-etat-v3.pdf
) Dont 4/5 à haut débit. Source Médiamétrie, janvier 2007.
) Sans oublier un petit nombre de réfractaires volontaires.
) Des formes complémentaires de soumission, utilisant les points d'accès public où une assistance à l'usage est disponible ou des formulaires pouvant être remplis et envoyés ou déposés pour saisie peuvent être mises en place (nous l'avons fait dans certaines de nos opérations). Mais même en leur absence, ce n'est pas l'accès au média qui limite sérieusement la participation en comparaison d'autres modalités.
) Source Médiamétrie, janvier 2007.
) Statistiques Médiamétrie, avec des chiffres qu'on retrouve également dans la participation à des débats sur internet que nous avons organisé, cf. http://www.debatse.org/collab/Conclusions%20sopinspace/wikiconc/AnalyseDeLaParticipationAuD_c3_a9bat
) Cette dernière fonctionnalité joue un rôle essentiel dans certains médias sur internet, mais sont transfert au débat démocratique n'est pas aisé : pour bien fonctionner elle suppose soit une participation très large, soit une capacité à noter l'intérêt d'une contribution indépendamment du degré d'accord avec celle-ci. Ces conditions ne sont pas forcément réunies dans l'espace de la démocratie participative.
) Par exemple habitat.
) Certaines questions importantes étaient absentes des documents soumis à la conférence de citoyens sur les nanotechnologies en Ile de France, alors que ces questions sont présentes (comme signaux faibles mais détectables) dans l'espace public. Il en est ainsi par exemple des enjeux des régimes de propriété intellectuelle ou de l'impact des nanotechnologies biomédicales sur le financement des systèmes de santé publique. A-t-on affaire à une limite de la procédure pour ce genre de sujets aux frontières mal définies et encore peu mûrs ou à un défaut de sa mise en oeuvre ? Il n'est bien sûr pas possible d'en décider sur un cas particulier.
) Dual licensing : diffusion à la fois sous licence libre copy